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Marie Cantos (née en 1981) est autrice. De textes, d’expositions, d’interventions performées, d’objets sonores et imprimés – et probablement d’autres formes et formats à venir. Elle envisage ses différentes activités comme les déploiements, non exclusifs, d’une seule et même recherche, à la fois théorique et pratique.

Membre de C|E|A (association française des commissaires d’exposition) et de l’AICA (association internationale des critiques d’art), elle accompagne les artistes depuis plus d’une vingtaine d’années. Elle revendique les collaborations suivies (avec des intensités variables) dans une proximité qui constitue moins le contexte que la matière même de son travail : écrire depuis les œuvres et aveccelles et ceux qui les font, en s’autorisant les flottements de l’attention et une certaine indiscipline, afin d’élargir un peu, à son échelle et son endroit, le champ de la critique d’art.

Son parcours l’a conduite à livrer des mots et des gestes, à mettre en œuvre des commissariats ou des livres, mais également à travailler au sein de différentes structures et situations de l’art contemporain : à la coordination et conception de projets artistiques et pédagogiques, puis dans l’enseignement, en programmation et en direction artistique (dont PA – Plateforme de création contemporaine Art On Paper – Brussels International Drawing Fair ou, plus récemment, L’ahah). Aujourd’hui, elle se consacre à nouveau pleinement à l’écriture et à la recherche.

Nourri de littérature, de philosophie et de psychanalyse, son travail s’est d’abord développé à partir de l’image, de l’absence, de la mémoire et de l’architecture, avant de s’attacher aux processus, aux relations et aux formes d’autorité qui traversent la production et la transmission des savoirs. La notion de « sub-critique », forgée en écho au « sub-urbanisme » de Sébastien Marot, lui permet d’interroger plus particulièrement les pratiques écosophiques au sein de la critique d’art.

Mais soyons honnêtes : son travail prend de plus en plus souvent la tangente afin de ménager de l’espace à la poésie et à la fiction.